Comment gérer les fluctuations saisonnières dans l'aquaculture

23 juin 2025
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3 minutes

Partout dans le monde, les aquaculteurs sont confrontés à des défis saisonniers qui ont une incidence directe sur la santé des poissons, leur croissance et la productivité des exploitations. Il est essentiel de comprendre et de gérer ces changements pour assurer la réussite des exploitations. Parmi les trois principaux défis saisonniers, on peut citer :

1) Variations de température :

  • Saisons froides : peuvent ralentir le métabolisme des poissons, réduire leur consommation alimentaire et freiner leur croissance. Dans les cas extrêmes, la couverture de glace peut limiter les échanges gazeux, ce qui peut entraîner une diminution de la teneur en oxygène dissous dans l'eau.
  • Saisons chaudes / Stress thermique : peuvent augmenter le métabolisme des poissons et leur consommation d'oxygène, ce qui peut conduire à un déséquilibre dangereux (l'eau contenant moins d'oxygène en raison des températures plus élevées) et entraîner une hypoxie.  

2) les variations des précipitations

  • Saisons des pluies : les précipitations et le ruissellement peuvent introduire des sédiments, des polluants ou des agents pathogènes dans les systèmes d'élevage piscicole. Cela peut ainsi nuire à la qualité de l'eau et entraîner divers autres problèmes, tels qu'une augmentation de la turbidité, des turbulences et le risque d'inversions thermiques. 
  • Saisons sèches : la sécheresse peut réduire le volume total d'élevage, ce qui entraîne des densités de peuplement (potentiellement trop) élevées. Elle provoque également une concentration de métabolites et de nutriments potentiellement toxiques, susceptibles de provoquer des proliférations d'algues.

3) Fluctuations concernant : la couverture nuageuse, les vents, les ouragans

La plupart des changements saisonniers sont source de stress pour les poissons. Lorsque les poissons sont stressés, le risque d'épidémies augmente (d'où la nécessité d'une surveillance étroite pendant ces périodes). Il est important de réduire au maximum les facteurs de stress supplémentaires auxquels les poissons sont exposés. Voici quelques exemples de mesures à prendre pour y parvenir : 

  • Réduire la quantité de nourriture fournie ; lorsque les poissons sont stressés, leur consommation alimentaire diminue. Il est donc important d’adapter le régime alimentaire afin d’éviter le gaspillage de nourriture (qui, associé à des températures élevées, peut provoquer des proliférations d’algues) et de minimiser le stress métabolique chez les animaux. 
  • Limiter la manipulation des poissons
  • Réduire la densité de peuplement
  • Surveiller de près la qualité de l'eau